La prune


C’était une journée qui m’avait tanné
J’avais dû supporter mon collègue basané
Du genre malaisant par ses blagues pas marrantes
Et celui plein de blé avec lequel il se vante
Ces réunions de bureau je n’en pouvais plus
Malgré les cafés je n’avais plus de jus
Après cette journée et un petit verre
Il faisait nuit noire quand j’ai pris la route
A ne plus rien y voir pas même l’ombre d’un doute
Elle était givrée, c’était déjà l’hiver
Il n’y avait personne sur le bitume
Mes semelles de plomb m’ont donné le pied lourd
Le moteur en fumée montait dans les tours
Quand les hommes en bleu sortaient de la brume
Mon teint devint blanc alors que j’étais vert
Je me suis dit « t’as bu alors ne ramène pas ta fraise »
Mets du miel sur ta voix et prends un air à l’aise
Si tu ne vois pas trop rouge il ne seront pas si sévères
Tu peux sauver du blé si t’es intelligent…
Je suis tombé sur un bleu qui m’a collé une prune
J’ai perdu quelques points et un peu d’argent
Mais j’ai pu circuler et retrouver ma brune


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