Extérioriser


Le point de départ

Il nous arrive souvent d’être frustré, de se sentir incompris ou de ne pas savoir à qui parler. Parfois parce qu’on n’ose pas en parler à la personne concernée, qu’elle n’est pas là, plus là ou même parce qu’elle n’existe pas. Dans ce cas, nos deux meilleurs alliés sont le stylo et le papier. Généralement, le premier mot est le plus dur à trouver.

La machine est lancée

Mais quand on a trouvé par où commencer, on laisse le poignet faire et il ne s’arrêtera que lorsqu’on ne saura plus quoi dire, enfin écrire. Arrivé à cette étape, on se sent déjà mieux : on a évacué ce qui nous pesait et on a réussi à extérioriser. C’est notamment de cette manière que l’on parvient à canaliser certains enfants turbulents. Ceux qui ont déjà expérimenté connaissent cette sensation. Les autres, vous devriez essayer dès votre prochaine frustration. Pour beaucoup d’entre nous, en arriver à ce point sera suffisant, dans un premier temps.

Comment inverser une mauvaise sensation ?

Peu de gens poussent cet exercice au niveau supérieur : la poésie. Et c’est bien dommage ! La poésie a cet effet magique de pouvoir transformer une frustration en un plaisir, celui d’écrire. Avec elle, on peut même étaler tout type de sentiment : joie, tristesse, amour, haine. Pour commencer, pas besoin de faire de longues odes à rimes multi syllabiques. On peut débuter uniquement par quelques vers qu’il faudra noter et sur lesquels on pourra construire plus tard lorsque l’inspiration (re)viendra.

Que faire de mon poème ?

Une fois écrit, nous avons le choix, on peut le partager et s’ouvrir aux avis des autres ou au contraire le garder pour soi. Cette décision revient à chacun d’entre nous. Le principal étant d’avoir réussi à extérioriser nos émotions.

Voici le mien

Puisque je vous incite à écrire, il fallait que de mon côté je fasse aussi cet exercice. Je vous laisse donc lire ce poème et en faire votre interprétation.

C’est à toi que j’écris quand j’ne sais plus parler
Quand certains poussent des cris, je préfère rédiger
Quelle que soit mon humeur, je peux te la donner
A toute les heures de la nuit ou de la journée
Ça me fait un bien fou et même si je le sais
C’est que quand j’suis à bout que je viens te foncer
Aujourd’hui je le note, si j’me sens oppressé
Il faudra que sans faute je vienne t’imprimer
Il m’en faudra du temps avant d’tout exprimer
Mais ça m’apporte tant que je dois l’exposer
Je t’en fais la promesse et la respecterai
Tu seras mon ivresse et même ma préférée
Avec toi tous mes vers ne s’ront pas modérés
Et si je perds ces vers, je recommencerai
Car même si je me perds un jour dans tes tirets
J’ne jetterai pas la pierre à mon géant d’papier

Pour les plus curieux/euses il y a en dessous ce même texte mis en vidéo. Bonne découverte !

Entre nous

Si vous avez au moins essayé cet exercice, n’hésitez pas à me dire dans les commentaires si ça vous avez réussi à extérioriser. Si vous n’avez pas essayé, vous pouvez me dire ce qui vous a bloqué. Dans tous les cas, vous avez le droit de vous exprimer quand même !

Un défi ?

Si vous êtes un peu joueur, je vous propose quelques défis sur une musique d’un groupe connu. A vous de jouer !

Le jeu

Pour finir

Une petite citation : « La page blanche me fait peur, mais dès que j’ai pris la plume, tout s’en va. » Paul Brulat


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *